CR de la réunion des 5 et 6 octobre 2013

Un CR détaillé avec photographies et schémas est disponible pour les membres de la Commission des Cadrans Solaires.
Ce week-end se composait d’une séance de communications gnomoniques à l’Atrium de la ville de Chaville et d’une « promenade cadrans solaires » dans Paris.
Vous trouverez sur ce billet le compte rendu de ce week-end. Au menu, des informations diverses, le résumé des présentations, et un aperçu de la journée du dimanche (visites).

Informations Diverses

Philippe Sauvageot présente les derniers documents ou études mis à disposition des membres de la CCS.
Offres
Une nouvelle présentation des « offres de la commission » est en place.

Dons

  • Une « valise » pour mesurer la déclinaison et des « calques » de cadrans solaires tracés par M.Robert Brandsetter (décédé).
  • Un plan de cadran réalisé par Georges Camus1 (décédé).
  • Dominique Collin offre à notre commission un « Marean-Kielhorn Director ». Il nous avait présenté cet objet lors de la réunion d’octobre 2012. Il en a fait la description et écrit le mode de fonctionnement dans Cadran Info n°27.
  • Comme chaque année, Pierre-Joseph Dallet met à disposition l’ensemble de ses travaux gnomonique.

Inventaires

  • Le nombre de cadrans enregistrés dans la base de données France est de 33.400 lignes, 31.220 fiches et 22.170 photos.
  • L’inventaire des cadrans étrangers comporte 12.400 cadrans.
  • L’inventaire des astrolabes présente une progression d’environ 300 unités par rapport à octobre 2012, soit 525 astrolabes.

Revue Cadran Info

  • Le numéro 28 d’octobre 2013 de 170 pages porte à 500 le nombre d’articles publiés depuis la création de la revue en 2000.
  • la liste de ces articles accompagnés d’un court résumé est disponible sous Excel avec tri par thème, auteur… Voir la page consacrée.

Info-Mails
Plus de 80 courriels gnomoniques (informations, études, articles, sommaires des livres et revues reçus) ont été envoyés à nos membres depuis le début de l’année.
Sauvetage de cadrans
De nombreux cadrans ont été ou sont en passe d’être sauvés et/ou restaurés. Outre ceux traités directement par les cadraniers professionnels, notons :

  • A Rochefort-du-Gard (30), restauration, initiateur : M. Lambalieu.
  • Eglise de Lincel (St Michel l’Observatoire 04), initiateur : Ch.Larcher.
  • A Arcy Sainte Restitue (02), initiateur : P. Berriot, avec le groupe conseil restauration.
  • A Arvieux (05) cadran de Zerbula qui devait être remplacé par… une fenêtre, initiateur : M. Lalos.
  • Le Mans (72) restauration du cadran de La Couture, initiateur : P. Deciron.
  • Canoniaux sur cathédrale de Tulle, initiateur : D. Schneider.

Groupe « conseil restauration »
Lancé il y a un an, le « Groupe conseil restauration » se structure. Il a déjà apporté de nombreux conseils. Il prévoit de recenser les cadrans en périls, de contacter les personnes ou organismes concernés et de réaliser un livret »conseils » après retour d’expérience.

Prochaine réunion :

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Présentations

Les présentations se sont succédé. Au menu :

Jérôme Bonnin : CR de la réunion de la GSA
Jérôme Bonnin : Cadran de Viarmes
Marie-Noële Boulloux : photos de cadrans
Jean-Paul Cornec : cadran vitrail
Alain Ferreira : Rome et Florence
Claude Gahon : cadrans originaux (réf CI 27, 28 et prochain CI)
Yvon Masse : Panorama des cadrans analemmatiques (réf prochain CI)
Eric Mercier : (Réf CI 28)
Joël Robic : cadran clôture (réf prochain CI)
Joël Robic : cadrans de Belgique
Denis Savoie : cadran de Sorède (Réf CI 28)
Denis Savoie : cadran de l’ines (Réf prochain CI)
Denis Schneider : Cadrans byzantins chrétiens (Réf prochain CI)
Denis Schneider : cadrans de la Syrie-Palestine byzantine C (Réf prochain CI)
Francis Tamarit : Cadran de Genolat
Francis Tamarit : Limites de fonctionnement d’un cadran (Réf prochain CI)
Maria Luisa Tuscano : Angelo Secchi, un astrophysicien qui aimait la Gnomonique
Joseph Theubet : cadrans de Raphaël Soler Gaya
Francis Ziegeltrum : L’octographe (Réf prochain CI)

Jérôme Bonnin : CR de la réunion de la GSA

La réunion de la Gnomonicae Societas Austriaca, s’est tenue les 20-22 octobre 2012 à Sistiana. Des conférences diverses furent présentées :

  • W. Siegfried : Des liens entre les cadrans solaires manufacturés.
  • H. Grenzhäuser : Le dilemme avec l’analemme.
  • J. Bonnin : Horologia Romana.
  • P. Alberi Auber : L’obélisque d’Auguste et sa ligne méridienne à Rome.
  • H. Sonderegger : Un cadran solaire universel facile à réaliser.
  • R. Folk : Les cadrans solaires d’Andreas Pleninger.
  • J. Schmitz-Scherze : Trois modèles de cadrans solaires d’après Gaupp, Brentel et Graffenried.

Des visites furent organisées :

  • A la chambre de commerce de Trieste : une méridienne de 12 m de long, réalisée par Antonio Sebastianutti et Gaspre Tonelle en 1820. L’œilleton est à 5,45m.
  • Musée d’Aquilée : site majeur pour la gnomonique antique (12 cadrans), notamment des cadrans sphériques à œilleton.
  • Site d’Aiello del Friulli, « le village des cadrans solaires ». Il s’agit d’un musée avec 30 cadrans. Quelques aberrations historiques sont à noter. Dans la ville elle-même près de 60 cadrans de tous types dont 14 à réflexion.

Jérôme Bonnin : Cadran de Viarmes

La mairie de Viarmes (95), installée dans un château de 1758 possède un cadran sur le mur Sud-Est et deux cadrans au Sud-Ouest dont il est question ici. Il s’agit d’un cadran vertical déclinant de l’après-midi de 140cm par 57cm, directement gravé sur la pierre et d’une méridienne de temps vrai au-dessous. Elle fait environ 2,70 m de hauteur et 1m de largeur.
L’ensemble gnomonique a été restauré avec le concours de J.Bonnin dans le cadre de la remise en état complète de l’édifice.

Marie-Noële Boulloux : photos de cadrans

  • Un cadran à restaurer sur l’église du XIIe siècle de La Malène (48).
  • Un cadran dont le style est tordu à la base sur le château du même village.
  • Deux cadrans sur le Fort Victor Emmanuel à Aussois (73).
  • Pour le « fun », un cadran vertical « mobile » tracé sur bois au refuge de Plan-Sec (73).

Jean-Paul Cornec : cadran vitrail

Sur incitation de son professeur de vitrail, J-P Cornec a réalisé un cadran sur vitrail. Il nous montre les différentes étapes. Tout d’abord les « cogitations », les esquisses, le dessin, les conseils… Puis le tracé sur papier et la découpe des pièces (calibres) avec numérotation de celles-ci. Tracé du « chemin de plomb ». Choix des verres et découpe des pièces suivants les calibres, avec assemblage « à vide » pour vérification. Enfin, peinture des décors et des chiffres (grisaille) et cuisson pour fixation. Soudure des joints, masticage pour l’étanchéité. Reste à trouver la solution pour implanter le style.

Alain Ferreira : Rome et Florence

En 70 « slides », Alain nous fait découvrir les cadrans de ces deux villes. Cadrans extérieurs, cadrans par réflexion, méridiennes, dans les rues ou dans les musées, la variété est grande. Il fait remarquer que pour un cadran vitrail de l’Università La Sapienza Facolta di farmacia, le style a œilleton a été fixé sur le mur latéral.

Claude Gahon : cadrans originaux (réf CI 27, 28 et prochain CI)

C’est un échantillon de ses dernières créations que C.Gahon nous présente. Vous trouverez les descriptions et les modes de fonctionnement dans Cadran Info n°27 et 28. Sauf la harpe « Soleil celtique », dernière réalisation qui intégrera Cadran Info de mai 2014

Yvon Masse : Panorama des cadrans analemmatiques (réf prochain CI)

Excepté les développements récents proposés par B. Rouxel, la famille des cadrans analemmatiques n’est en fait que l’ensemble des projections du cadran équatorial, qualifié d’auxiliaire par R. Sagot, à partir de points situés soit à l’infini (projection parallèle) soit à des positions quelconques (projection centrale). On peut ainsi, pour une latitude et une surface données, avoir une multitude de cadrans analemmatiques. C’est Peaucellier qui, en 1856, a montré cette diversité dans une démonstration remarquable de concision et qu’on peut trouver ici
Si on s’intéresse aux cas particuliers des analemmatiques à projection centrale dont le centre de projection est sur l’équateur ainsi que le plan du cadran, on obtient une nouvelle configuration assez similaire aux cadrans polaires. Si, de surcroît, on place le centre de projection sur le cercle du cadran équatorial auxiliaire, les lignes horaires deviennent équiangles et il est alors possible de corriger le cadran de l’équation du temps en faisant tourner les lignes horaires ou, ce qui peut paraître plus intéressant, en déplaçant le style qui doit, de toutes façons, être déplacé en fonction de la date.
L’utilisation d’un logiciel de géométrie dynamique permet d’explorer, de façon conviviale, l’ensemble des configurations de ces cadrans. Geoplan-Geospace a été retenu pour cette communication car, bien que son interface soit un peu « vieillotte », il est léger, très puissant, gratuit pour une utilisation non commerciale et française. Seul inconvénient pour les amis de Steve Jobs : il ne fonctionne que sous Windows.
Les scripts utilisés pour générer les figures dynamiques (modification de l’heure, de la déclinaison du soleil, de la position du centre de projection, etc.) ont été diffusés par Info-mail « SAF_CCS N°92_2013 le 8 octobre dernier et peuvent être envoyés sur simple demande à Yvon Massé.

Eric Mercier : (Réf CI 28)

Il s’agit de présenter HUGO, un logiciel expérimental ne tournant, pour l’instant, que sur Macintosh, et qui permet de dessiner les cadrans bifilaires inclinés déclinants à fils rectilignes d’orientation quelconque.
Cette présentation correspond à deux articles de Eric Mercier et Dominique Collin publiés dans les numéros 27 et 28 de Cadran-Info. Après avoir présenté les travaux des auteurs précédents, au premier rang desquels il faut citer Hugo Michnik inventeur du concept du cadran bifilaire, nous donnons ici les para-mètres qui permettent de définir formellement un cadran bifilaire du type de ceux qui sont étudiés présentement.
Ces paramètres, en dehors de ceux de localisation, sont au nombre de 8 à 10. Puis, nous proposons une méthode simple et originale de modélisation dont le « cœur » correspond à un algorithme de Y. Massé. Cette méthode a le défaut de dessiner, en plus du tracé du cadran, des tracés qui correspondent à ce que nous avons appelé : des « points fantômes ». Ceux-ci correspondent à des solutions mathématiques qui n’ont aucune réalité physique et gnomonique. Nous indiquons le principe général de deux filtres informatiques qui permettent de ne pas dessiner ces « points fantômes » sur la table du cadran. Notre méthode de modélisation est ensuite validée par comparaison avec des travaux antérieurs qui correspondent à des cas particuliers de celui très général que nous
étudions. Parmi toutes les comparaisons que nous avons réalisées, nous avons choisi de ne présenter ici que des exemples tirés des travaux de D. Collin et B. Rouxel.
Pour finir nous présentons quelques exemples caractéristiques de tracés parmi les milliards de tracés possibles et nous discutons de ce qui manque dans le logiciel pour en faire un véritable outil opérationnel EM

Joël Robic : cadran clôture (réf prochain CI)

Voulant transformer une clôture en cadran solaire, mais s’interdisant de placer un style. J.Robic a eu l’idée de mettre les lignes sur la clôture elle-même et un point au sol, suivant le principe du « cadran invisible » décrit dans le livre de D.Savoie.
La lecture de l’heure se fait lorsque le rayon de lumière d’une fente horaire tombe sur le point au sol correspondant au pied d’un style immatériel. Voir le lien.

Joël Robic : cadrans de Belgique

J.Robic nous projette des cadrans solaires qu’il a photographié en Belgique (Ostende, Lissewege) : trois sphériques, un en forme d’anneau, un surmonté d’une boule en verre. Celle-ci est au dessus du centre d’un cadran horizontal (entre les 6h) et on lit 4h. Ici le 23/8 à 17h27 (+12mn – 1mn -2h)= 3h 38 solaire. La longitude de Lissewege est de 3° est.
J. Robic souhaite reproduire ce type de cadran. Il a déjà effectué des essais. Attention la pointe lumineuse peut atteindre les 800°c.

Denis Savoie : cadran de Sorède (Réf CI 28)

L’artiste Marc André 2 Figuères a proposé à la commune de Sorède (Pyrénées Orientales) de créer un très grand cadran solaire vertical sur une place de la ville. Sans être nommé, D.Savoie a calculé le cadran devenu cadran à réflexion. Hélas, l’entrepreneur a cumulé deux erreurs lors de la réalisation : scellement sans attendre les vérifications et contraction de l’ensemble. D. Savoie a du remonter jusqu’à la cause du dysfonctionnement qui faussait la lecture non pas de l’heure mais celle de la déclinaison.
Cette recherche et calculs associés sont décrits précisément dans Cadran Info n°28. (Voir la vidéo du site de l’artiste)

Denis Savoie : cadran de l’ines (Réf prochain CI)

Sur la façade Nord de l’Institut National de l’Energie sur la zone « Technolac » du Bourget, D. Savoie a calculé un cadran à double réflexion, une pour le matin, une pour l’après midi. Cette solution a été imposé par la présence de l’ombre de montagnes à l’Est et à l’Ouest et d’une pointe de la toiture couvrant les heures du milieu de journée. Le plan complexe de réception du tracé (plan, courbe, plan) et sa dimension ont imposé l’usage de « lasergéométrie » pour définir la surface. Le cadran en béton brut gravé fonctionne donc avec deux tracés et un miroir à l’Est et un miroir à l’Ouest.
Reste à parfaire le réglage de ceux-ci et de vérifier les incidences du vent principalement pour celui fixé à un mât.

Denis Schneider : Cadrans byzantins chrétiens (Réf prochain CI)

Denis Schneider a d’abord parlé du seul cadran chrétien et de la seule table d’ombre connus de l’Afrique byzantine. Il a évoqué les contextes historiques de leur création (VIème siècle) et de leur découverte. Le cadran a été trouvé dans les dépendances de la basilique Damous-el-Karita à Carthage. La copie incomplète d’un premier dessin prouve la défiance qu’il convient d’avoir.
La table d’ombre d’Hammaedera, commanditée par l’évêque de cette ville située à 250 km de Carthage, est l’une des plus sommaires de la quarantaine de tables d’ombre connues et créées à partir du IVème siècle avant J.C. et pendant quinze siècles

Denis Schneider : cadrans de la Syrie-Palestine byzantine C (Réf prochain CI)

Puis, Denis Schneider a analysé les quatre cadrans chrétiens de la Syrie-Palestine byzantine après avoir précisé les contextes religieux différents non seulement vis-à-vis de l’Afrique Proconsulaire mais aussi entre la Syrie jacobite et la Palestine emprunte d' »orthodoxie » au VIème siècle. Là encore, la confrontation entre les dessins du cadran du Kastellion et sa photo retrouvée révèle plusieurs distorsions et permet d’offrir une datation plus précise comme l’étude du cadran de Beer-Sheva permet de pointer la substitution des chiffres grecs. La proposition du décryptage symbolique du cadran de Sa’ar reste à confirmer. Les cadrans de Kurnub et de Beer-Sheva, par le marquage renforcé des heures de Tierce, de Sexte et de None, montrent au moins quant à eux qu’ils étaient utilisés
à des fins cultuelles. Aucun hemicyclium chrétien n’est connu dans l’Europe dévastée de cette période.
Les cinq hemicyclium connus du christianisme byzantin relèvent très probablement davantage de l’emprunt de la chrétienté au monde gréco-romain plutôt que d’un maillon intermédiaire avec le Moyen-Age.

Francis Tamarit : Cadran de Genolat

F.Tamarit nous présente le Cadran Solaire triple de Genola, dans la Province de Cuneo, Piémont. Les trois tracés entourent un christ en croix. Ce sont les trois clous fixant le crucifié qui font office de styles.
Les heures vraies sont données par le tracé supérieur gauche.
Les Heures Babyloniques (heures écoulées depuis le lever du soleil) se lisent sur le tracé supérieur droit.
Les Heures Italiques (heures écoulées depuis le coucher de soleil de la veille) sont indiquées en bas.

    Exemples :

  • Heure du lever du Soleil : Il est 9 heures vraies. Il est 4 heures Babyloniques, ce qui veut dire que le soleil s’est levé il y a 4 heures. Le soleil se lève à 9 – 4 = 5 heures.
  • Durée du jour : Il est 4 heures Babyloniques, ce qui veut dire que le soleil s’est levé il y a 4 heures. Il est 14 heures Italiques, ce qui veut dire que le soleil se couchera dans 24 – 14 = 10 heures. La durée du jour est de 4 + 10 = 14 heures
  • Heure du coucher du Soleil : Il est 9 heures vraies. Il est 14 heures Italiques, ce qui veut dire que le soleil se couchera dans 24 – 14 = 10 heures. Le soleil se couche à 9 + 10 = 19 heures.

Francis Tamarit : Limites de fonctionnement d’un cadran (Réf prochain CI)

A partir des formules données par D. Savoie, F. Tamarit nous présente une suite de graphique montrant les limites de fonctionnement d’un cadran plan. Pour qu’un cadran solaire soit éclairé, il faut que le soleil soit au dessus de l’horizon et se trouve devant la table.Il présente les tableaux dont les échelles sont les heures vraies en vertical et la déclinaison en horizontal pour :
– Les Inclinaisons extrêmes et intermédiaires des cadrans solaires.
– Les Midis particuliers.
Une animation montre les limites d’éclairement d’un cadran tracé pour Genève (46°12′) en faisant varier l’angle de la table avec Z (distance azimutale). De cette présentation, F.Tamarit prépare un document qui sera diffusé à tous et publié dans le prochain cadran info du mois de mai.

Maria Luisa Tuscano : Angelo Secchi, un astrophysicien qui aimait la Gnomonique

Angelo Secchi (1818 -1878), directeur depuis 1848 de l’Observatoire du Collège romain, est considéré comme l’un des pionniers de l’Astrophysique italienne.
Scientifique éclectique, il a fondé le premier Observatoire Astrophysique de l’Europe et le premier Observatoire Géomagnétique en Italie, tout en favorisant la recherche moderne en Météorologie .
Parmi ses nombreux intérêts culturels, il y avait aussi l’étude de la Gnomonique antique ainsi que la conception de plusieurs méridiennes et cadrans solaires, encore observables dans certains endroits italiens. Ce document tient à souligner cet aspect de Angelo Secchi, qui a fait déjà l’objet de relation dans le livre: AAVV(2012) Angelo Secchi. L’avventura scientifica del Collegio Romano a cura di A. Altamore e S. Maffeo, Quater ed. Foligno
Maria Luisa Tuscano évoque un livret de Mario Bonfiglio « Le nouveau cadran solaire Piazza Armerina (Sicile) 1897 ». Elle souhaiterait de l’aide pour retrouver ce cadran.
Elle nous communiquera des éléments complémentaires dès que ce sera possible.

Joseph Theubet : cadrans de Raphaël Soler Gaya

Sont projetées les photos de Raphaël Soler Gaya qui a réalisé de nombreux cadrans originaux, complexes et précis.

Francis Ziegeltrum : L’octographe (Réf prochain CI)

Quel mécanisme permet de tracer de façon continue la courbe en huit? F.Ziegeltum veut répondre à cette interrogation que Jean-Louis Gulon s’était déjà posée et avait abordé d’une manière différente lors de notre réunion de Mai 2010 à Dijon.
La courbe en huit est la figure tracée dans le ciel par les différentes positions du soleil relevées à une même heure et depuis un même lieu au cours d’une année calendaire.
La courbe en huit résulte de la différence entre le temps solaire moyen et le temps solaire vrai, c‘est à dire « l‘équation du temps », ainsi que de la déclinaison du soleil.
Sur la base de la formule simplifiée :

Il décompose celle-ci

et fait correspondre pour chacun des éléments un engrenage adapté.
En assemblant les deux il réalise alors un mécanisme capable de tracer la courbe en huit recherchée.
« L‘octographe » est un traceur de courbe en huit destiné à être intégré dans une horloge afin de pouvoir déterminer le temps solaire vrai à partir du temps solaire moyen. Ce mécanisme peut encore être amélioré pour le rendre plus compact. Des mécanismes similaires sont présents dans certaines montres.
Un film d’animation a conforté le bon fonctionnement du principe.

Dimanche : visite des cadrans des 3ème et 4ème arrondissements

Compte-tenu du nombre de participants, deux groupes ont été constitués, l’un accompagné par Alain Ferreira, l’autre, celui « des marcheurs », entraîné par Evelyne Tricot dont voici le programme.

3e arrondissement

  • CNAM : 292 rue St-Martin Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E, déclinaison : 26°W 3,50m sur 2,10m à 18m de haut Chiffres non tracés Devise : NESCITIS DIEM NEQUE HORA (Vous ne connaissez ni l’heure ni le jour)
  • Musée National des Techniques : Au 2e étage divers cadrans, sphères armillaires, astrolabes, clepsydres, sabliers…
  • Musée National des Techniques : Dans la chapelle, pendule de Foucault
  • Eglise St-Nicolas-des-Champs : 4 rue Cunin-Gridaine Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E, déclinaison : 57°E Cadran de l’ancienne sacristie, daté de 1666, dédié à St-Nicolas, à 6m de haut, il indique les heures classiques, italiques et babyloniques.
  • Eglise St-Nicolas-des-Champs : 47-49 rue Turbigo Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E, déclinaison : 18°E Cadran du chœur à 4,8m de haut.
  • 18 rue Perrée : Latitude : 48°52N, longitude : 2°22E, déclinaison : 39°W Immense panneau allégorique daté de 1908. Entre la partie supérieure où l’Aurore soulève son voile et la partie inférieure où le Crépuscule le referme. Devise : VTERE DVM LYCEAT (Profite tant qu’il est possible)
  • Hôtel de Montmor : 79 rue du Temple Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E, déclinaison : 32°W. Méridienne verticale à 10m de haut datant peut-être de la restauration de l’Hôtel en 1751.
  • Couvent de la Merci : 45 rue des Archives Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E, déclinaison : 37°W Cadran de l’après-midi Devise : VTERE DVM LYCEAT (Profite tant qu’il est possible).
  • Couvent de la Merci : Latitude : 48°52N, longitude : 2°21E déclinaison : 50°E Cadran du matin en face du portail d’entrée à 8m de haut.
  • Musée de la chasse et de la nature : 62 rue des Archives. Dans le cabinet du loup, fixé sur un mur, daté 1697.
  • Hôtel Le Rebours: 18 rue des Quatre-Fils Latitude : 48°52N, longitude : 2°22E, déclinaison : 128°W Datant de 1937 ?
  • Hôtel Gigault-de-Grisenoy : 16 rue des Quatre-fils Latitude : 48°52N, longitude : 2°22E, déclinaison : 52°E Datant de 1937 ?
  • Hôtel Gigault-de-Grisenoy : 16 rue des Quatre-fils Latitude : 48°52N, longitude : 2°22E, déclinaison : 52°E. Datant de 1937 ?
  • Hôtel St-Fargeau : 14 rue Payenne Latitude : 48°51N, longitude : 2°22E, déclinaison : 30°W Datant de la construction de l’orangerie

4e arrondissement

  • Hôtel de Sully : 62 rue St-Antoine Latitude : 48°51N, longitude : 2°21E, déclinaison : 15°W Cadran sur l’orangerie.
  • Hôtel Lambert : 2 rue St-Louis-en-l’Ile Latitude : 48°51N, longitude : 2°22E, déclinaison : nulle. Plaque de marbre d’environ 30cm de côté. Cadran méridional orienté.
  • 1 bd Henri IV : Latitude : 48°52N, longitude : 2°22E, déclinaison : 25°E; Datant de 1958, 2 cadrans sont gravés sur une plaque de marbre. Le style dessert les 2 cadrans.
  • Hôtel Chenizot : 51 rue St-Louis-en-l’Ile Latitude : 48°51N, longitude : 2°21E, déclinaison : 29°W Méridienne verticale déclinante, tracée sans doute en 1730.
  • Eglise St-Gervais-St-Protais : Rue de l’Hôtel-de-Ville Latitude : 48°51N, longitude : 2°21E, déclinaison : 25°E et 35°W Cadrans jumeaux à environ 16m de haut, datant sans doute de 1578.
  • Eglise St-Gervais-St-Protais : Rue de l’Hôtel-de-Ville Latitude : 48°51N, longitude : 2°21E, déclinaison : nulle Cadran du clocher datant de 1654 à environ 48m du sol.
  • Hôtel de Noirat : Rue des Barres Latitude : 48°51N, longitude : 2°21E, ancienne déclinaison : 39°E Fronton de l’Hôtel (démoli en 1917), placé contre le mur de l’immeuble de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir
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