L’astronomie et la justice

Article du mois : L’astronomie et la Justice

L'ombre innocente un condamnéUne ombre sauve un jeune homme injustement accusé d’avoir dynamité une maison.
-
Article paru dans la revue l’ASTRONOMIE de 1913, pp. 177 à 178.
-
Cliquez ici pour télécharger cet article (837 kB)

Réservé aux membres de la SAF

Il est possible de se procurer un document mis à disposition antérieurement, pour cela faire la demande auprès du secrétariat de la SAF ou directement au président de la Commission des Cadrans Solaires (contact).

Publications antérieures :

Pour tous

Revenez régulièrement dans la rubrique Article du mois pour profiter de nos nouvelles gnomoniques !

Publié dans Actualité, Article du mois | Laisser un commentaire

Compte-rendu réunion 13 et 14 octobre 2012

ARTICLE EN COURS D’ELABORATION

Ce week-end se composait d’une séance de communications gnomoniques au « Palais de la découverte » et d’un atelier « inventaire cadrans » au siège de la SAF.

Prochaines réunions : Les 4 et 5 mai 2013 à Genève, les 5 et 6 octobre 2013 à Chaville près de Paris, mai 2014 en Alsace.
Rappel : le CR complet avec photographies, est adressé aux membres de la CCS. Il est disponible, ainsi que les diaporamas aux membres de la SAF.

Samedi 13 octobre

Informations de la CSS

Philippe Sauvageot, président de la Commission des Cadrans Solaires a présenté les derniers documents, études mis à disposition des membres ainsi que l’avancement des projets décidés lors de la réunion de mai 2012 à Hendaye.
Il a fait ensuite le point sur les inventaires :

  • Le nombre de cadrans enregistrés dans la base de données France est de 32 870 lignes, avec un nombre de fiches d’analyse équivalant, soit plus de 6 211 par rapport à 2011
  • L’inventaire des cadrans étrangers comporte 11 486 cadrans (+ 2100 par rapport à 2011)
  • L’inventaire des astrolabes (226 unités) reste identique à celui de l’an passé. La mise à jour se fera en octobre 2013. Le potentiel est estimé à 1000

Présentations diverses

ANDRÉ BOUCHARD : Qu’est-ce qu’un beau cadran solaire?

Le Président de la Commission des Cadrans solaires du Québec a souhaité répondre à la question : Qu’est-ce qu’un beau cadran solaire? Pour cela il s’appuie sur quelques définitions données par Dom François Bedos de Celles et d’Yves Opizzo… mais aussi des théories d’esthétique apportées par divers philosophes. André analyse 12 cadrans de 2009 à 2012 :

  • Le cadran aux dauphins à Greenwich (UK)
  • Le Mont Saint-Michel en France
  • Le cadran analemmatique dans le monde
  • La toile « Les Ambassadeurs » de Holbein le jeune à Londres
  • Le cadran équatorial du Port de Québec
  • La Nef de Tavel en France
  • Le double cadran horizontal en Angleterre
  • La murale de Ravenne en Italie Mario Arnaldi
  • Le cadran baroque à Salzbourg (Autriche)
  • Le cadran solaire de Nantes en France
  • Le cadran verrière de l’Île Bizard au Québec
  • Le cadran du Parc Vigeland en Norvège

Il décrit chacun sous l’optique des philosophes qu’il a retenus : David Hume (1711-1776) The Treatise of Human Nature ; Plotin (204-280) Ennéades, le traité du Beau ; Pythagore (580-495 av. J,-C) Πυθαγόρας (grec ancien) ; Cicéron,le philosophe, Tusculanes, V, 3, § 8 ; John D. North (1934-2008) The Ambassadors’Secret, Holbein et the World of Renaissance ; John Dewey (1859-1952) Art as Experience, Philosophies of Art and Beauty ; Walter Benjamin (1892-1940) Illuminations ; Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) Esthétique ; Aristote (384-323-322 av. J.C.) Poétique ; Benedetto Croce (1886-1952) Aesthetics (Encyclopedia Britannica) ; Monroe C. Beardsley (1915-1985) Aesthetics, Problems in the Philosophy of Criticism ; Baruch Spinoza (1638-1677) Ethique ; Denis Diderot (1713-1784) Encyclopédie ; Arthur C. Danto (1924-…) La transfiguration du banal (1989).
Dans le prochain numéro Le Gnomoniste (XIX-4) de décembre 2012 est prévue la description d’un « beau cadran » diptyque de Charles Bloud (1653).
Vous pouvez retrouver tous ces cadrans dans Le Gnomoniste

ANTOINE BERNIER : Projet de sphère armillaire à Vauville (manche)

Cette sphère armillaire se présente comme un instrument de mémoire de l’éclipse du 11 août 1999, en un lieu (la Hague). Pour des raisons d’agrément de la lecture du phénomène de l’éclipse, il s’agit d’une sphère héliocentrique copernicienne. Le dispositif, par la position figée du soleil, de la terre, de la lune et de quelques planètes, figure ce moment précis. Il est complété par les méridiens du lieu et un méridien figurant l’heure de l’éclipse. En extrémité de l’axe du monde, l’œilleton du style indiquera au sol la tache solaire sur un seul repère, clou de bronze, une seule heure à une seule date, celle du phénomène de l’éclipse. Cet instrument précis est une sculpture d’ornement, dans le Jardin Botanique de Vauville (ouvert au public, appartenant à Guillaume Pellerin et Cléophée de Turkheim), qui repose sur un sol circulaire de 7,20m de diamètre avec une rose des vents à 4 branches. Le support de la sphère comporte une pyramide de pierre, aux arêtes desquelles quatre montants de bronze soutiennent une corolle horizontale en bronze de 180 cm de diamètre. La sphère armillaire de 180 cm de diamètre est également posée sur cette corolle.
Recherches et caractéristiques particulières de la sphère armillaire :

  • Gravure des noms astronomiques de chaque anneau et des planètes, dans un but didactique
  • Recherche de clarté de lecture, de transparence pour voir les astres et le phénomène de l’éclipse sur le plan de l’écliptique
  • Absence de bande zodiacale : les signes du zodiaque seront tracés sur l’anneau de l’écliptique.
  • Conservation de la forme sphérique en évitant les anneaux décalés les uns des autres : cela implique un travail de mise en œuvre des interpénétrations aux jonctions
  • Les anneaux sont de sections semblables, en matériaux non soumis aux agressions marines. La résistance au vent est apportée par le nombre important d’anneaux et la solidité des jonctions

PIERRE CAUSERET : Une montre cadran solaire

Il s’agit d’un objet décoratif qui permet de suivre le mouvement apparent du Soleil, de comprendre les différences entre heure solaire et heure légale mais aussi de lire l’heure de la montre à 5 minutes près.
Montre CauseretConstitution de l’objet : Socle en médium équipé d’un niveau et d’une boussole (diamètre 9 cm). Arceau en médium inclinable en fonction de la latitude (préréglé pour la latitude du lieu de vente). Disque support en plexiglas transparent gravé. Double couronne en plexiglas noir gravure blanche. La couronne intérieure se règle en heure d’été ou heure d’hiver mais aussi en fonction de la longitude.
Graduations toutes les 5 minutes. Alidade pour viser le Soleil. Un rayon solaire traversant le trou doit former une tache lumineuse sur la courbe gravée sur l’écran de projection. La flèche indique l’heure de la montre.
Les trois corrections entre l’heure solaire et l’heure légale sont donc prises en compte (heure d’été ou heure d’hiver, correction en longitude et équation du temps).
Tous les tracés sont programmés par ordinateur. La découpe ainsi que le marquage sont réalisés par laser.
Quarante pages de mode d’emploi pour apprendre à utiliser cette montre cadran solaire mais aussi pour comprendre l’heure et les mouvements de la Terre.

JÉRÔME BONNIN : « Horologia romana » ; « Restauration de cadrans »

Jérôme Bonnin a présenté deux communications.
La première avait pour thématique les questions relatives aux instruments de mesure du temps gréco-romain. Suite à sa thèse de doctorat soutenue en avril 2012 sur le sujet « Horologia romana. Recherches archéologiques sur les instruments de mesure du temps, étude typologique, urbanistique et sociale ». Il a exposé diverses questions d’ordre général que l’on est en droit de se poser sur ces instruments bien particuliers.
Les Romains ne sont-ils que les héritiers des Grecs, n’ont-ils rien inventé ? En fait ils ont été de grands fabricants d’horloges.
Les cadrans solaires étaient-ils particulièrement répandus dans l’Antiquité ? Présentation de la répartition géographique des 563 instruments recensés.
Étaient-ils essentiellement présents dans des lieux publics ? Pour l’ensemble de l’empire romain : 54% origine inconnue, 24% privé, 22% public. Sur le site de Pompéi : 45% origine inconnue, 42% privé, 13% public.
Comment fabriquait-on un cadran solaire au Ier siècle de notre ère ? 82,50% des cadrans sont tracés dans des volumes, 17,50% sur des surfaces planes. Deux fois plus de verticaux que d’horizontaux.
Que vaut véritablement le calcul actuel d’un cadran solaire antique ?
Quel sens a-t-on pu donner à l’horloge ? Quelle symbolique ?
Pourquoi existe-t-il un pic de représentations iconographiques entre le Ier et le IVe siècle de notre ère ?
Pourquoi l’horloge semble-t-elle fortement associée aux sanctuaires et à certains temples ?
Le but de la communication n’était pas de donner des réponses aux questions posées mais bien de soulever des problèmes et de tenter d’apporter des éléments de réponse. En effet, il reste encore de nombreuses inconnues sur ce vaste sujet. L’étude de J. Bonnin n’est donc pas définitive et doit être poursuivie et augmentée de nouvelles réflexions.

DOMINIQUE COLLIN : L’astrolabe horizontal d’Oughtred au service des naufragés

L’acquisition par D. Collin d’un instrument de navigation moderne et pratiquement oublié de nos jours, appelé « Marean-Kielhorn director », du nom des deux inventeurs, fait l’objet de cette communication.
AstrolabeUne première approche de l’instrument est proposée à partir de la description du brevet d’invention (US patent n°2440827). Puis, à partir du modèle présenté, chaque organe de l’instrument est entièrement décrit. Les différentes fonctionnalités sont clairement détaillées : elles ont pour objet de résoudre tout ou partie des éléments du triangle de position (ou triangle astronomique : Pôle Céleste-Zénith-Soleil). La projection stéréographique a été adoptée par les inventeurs en raison de sa simplicité d’utilisation, ce qui place l’instrument dans la catégorie des astrolabes. Le Marean-Kielhorn Director est un astrolabe horizontal ’Oughtred. Il contient donc les nombreuses possibilités de résolution de problèmes astronomiques communs à tout astrolabe en plus d’un avantage considérable qu’est l’auto-orientation sur le nord vrai. L’élément fondamental recherché est l’azimut (ou cap en terme de navigation), et les éléments qui le déterminent sont la hauteur du soleil, la déclinaison du soleil (date) et la latitude (choix du tympan).
Des manipulations, tests, et des simulations de situation peuvent ainsi être menés en direct selon la curiosité du public.
L’ordre de grandeur des incertitudes sur la lecture à partir des différents index est proposé.
Le cap du navire peut être très facilement obtenu au degré près avec un certain degré de confiance si l’observation ne se fait pas au voisinage du passage au méridien. Ce qui est exceptionnel.
L’étude et la quantification des incertitudes sur la mesure de l’azimut est encore en cours d’étude.
Une bibliographie relative à l’instrument et à l’astrolabe horizontal d’Oughtred termine la présentation.

ALAIN FERREIRA : Zerbola/Zarbula

S’appuyant sur un diaporama d’environ 120 slides A. Ferreira présente la synthèse de ses études sur Zarbola (1833 – 1881?). Sont abordés : les cadrans réalisés par le cadranier piémontais, les techniques de traçages et de position du style en comparaison de ce qui se faisait à la même période. Est précisé le type d’outils qu’il utilisait, en particulier le compas à verge ou compas de proportion. Enfin est dévoilée sa signature, non pas ZerbUla, mais ZerbOla.

CLAUDE GARINO : Cadran analemmatique à Jully (Yonne)

Claude Garino nous fait partager le choix et la réalisation d’un cadran analemmatique sur un ancien prieuré. Il profite de cette présentation pour faire ressortir les problèmes concrets liés à la réalisation d’un tel cadran et auxquels bon nombre de cadraniers sont confrontés.Le premier est celui du tracé de la méridienne au sol sur une grande longueur. Le fil à plomb trempant dans un seaux d’eau pour éviter les oscillations projette une ombre rapidement floue. Il faut donc effectuer plusieurs tracés et faire des moyennes.
Autre problème pour tracer l’ellipse du cadran : impossible d’utiliser la méthode dite du jardinier (piquets et ficelle. En effet, dans le cas présent, il faut creuser le sol. Tout tracé est donc inopportun. Conclusion, il a fallu positionner les plots horaires… à l’œil.

SIMONE DUMONT : La méridienne du pont du Change

C’est à partir d’une gravure achetée en mai dernier, que Mme S. Dumont s’est aperçue que la représentation de la méridienne du Pont du Change en couverture du livre Les cadrans solaires et méridiennes disparus de Paris de Mme A. Gotteland était inversée. En effet on peut voir que le chiffre douze en chiffre romain est écrit IIX et non XII.
En outre, sous cette méridienne figure une date que l’on peut identifier comme étant 1763, avec au-dessous 28 avril. Dans son livre, Mme A. Gotteland donne pour la construction de cette méridienne l’année 1738 et l’attribue à Lalande (astronome né en 1732). Cela n’est pas possible. Il faudrait alors comprendre que 1763 est la date de réalisation de la méridienne et non celle de la gravure.
Lalande, dans les encyclopédies, a décrit uniquement les grandes méridiennes (comme celle de Cassini à Bologne ou celle de Le Monier à Saint Sulpice de Paris) qui ont été utilisées par les astronomes pour déterminer l’inclinaison de l’écliptique. Lorsqu’il a établi des cadrans ou méridiennes à Bourg en Bresse, sa ville natale, il n’en fait mention que dans ses écrits de Bourg.
S’il a construit des cadrans ou méridiennes à Paris, il en a certainement publié quelques informations peut-être dans des écrits parisiens.

JEAN MICHEL ANSEL & FRÉDÉRIC ROUSSEAU : De l’Égypte antique à l’Allemagne du début XXè

S’appuyant sur un diaporama de JM. Ansel qui retrace ses différentes études de cadrans solaires en particulier l’article original de M. Hugo Michnick « Theorie einer Bifilar Sonnenuhr » Astronomische Nachrichten vol 217 N°5190 page 81-9 Avril 1922 qu’il a traduit, F.Rousseau nous présente un cadran bifilaire à l’aspect monolithique.
C’est un vieux rêve qui se réalise, inspiré des cadrans de Égypte antique. Résolument contemporain par sa matière plastique, ce prototype est destiné à la future réalisation de modèles du même type qui seront réalisés par imprimante 3D. Les lignes qui y sont gravées correspondent pour l’essentiel aux meilleurs moments de l’année, c’est-à-dire la sieste aux belles saisons ! Toute une poésie, et la devise ne l’est pas moins :

F. Rousseau a été le rêveur et JM. Ansel le cadranier

Cadran bifilaire

Cadran solaire bifilaire monolithe à heure légale

Premier exemplaire produit en mai 2012 rêvé par Frédéric Rousseau, calculé, gravé et assemblé par Jean-Michel Ansel. Le logiciel Algosola de PJ. Dallet a permis les calculs.
Dimensions :

  • Plaque support 27,2 cm x 31,4 cm
  • Plaquettes dans angle supérieur : « Fil » nord-sud 7,5 cm, « Fil » est-ouest 5,7 cm.

FRÉDÉRIC ROUSSEAU : Trois mondes en sept cadrans solaires

F. Rousseau nous conte l’Histoire de trois mondes : physique, symbolique, et numérique, des origines à nos jours en sept cadrans solaires. Le monde de la physique (en bleu) est celui de la Main d’œuvre, des outils, de l’énergie, de la machine, de la matière. Celui du symbolique (en rouge) : Croyances, savoirs, lois et règlements, connaissances, cerveau d’œuvre. Le numérique (en vert) : Traitement information, base de connaissance, automate, réseaux.
A partir de ces critères, il présente 7 cadrans solaires en démontrant la part et l’évolution de chacun des critères :
Evolution alliages cadrans
Le triangle Égypte correspondant à un cadran en T de 3500 ans av JC, laissant une grande part au monde symbolique (pointe en rouge) et moindre à celui de la physique (base en bleu). Pour le moyen âge correspondant à un cadran canonial, la partie bleu (le monde physique) du triangle est plus importante. Pour les lumières ce sont : la littérature gnomonique, les courbes en 8 qui étaient prises en compte. La partie rouge du monde symbolique reprend de l’importance. Pour la révolution industrielle : l’héliochronomètre de Fléchet en 1860, le bleu de la physique domine.
Pour 1922 le cadran Bifilaire de Hugo Michnick pris en référence, donne égalité à la physique et au symbolique. Pour 2011 : le bifilaire monolithe avec gravure mécanique et assemblage manuel montré précédemment donne une bande verte (le monde numérique) qui apparaît pour la première fois.
2012 est marqué par le même cadran bifilaire monolithe mais réalisé cette fois en impression directe en 3 dimensions. Enfin pour demain, le tout numérique, le triangle est presque totalement vert.

JOSEPH THEUBET : Les cadrans de Jean Pakhomoff

Outre leur qualité, les cadrans de notre collègue J. Pakhomoff, médecin retraité, se singularisent par leurs variétés (verticaux, horizontaux, bifilaire, de Foster Lambert, analemmatiques…), le nombre d’informations qu’ils procurent (lignes italiques, babyloniques, direction de la Mecque, maisons célestes, courbe en 8, lignes anniversaires, heures stellaires…. ) et l’utilisation pour ce faire de style à points multiples.
A travers quelques exemples de cadrans, J.Theubet nous apprend à découvrir et à lire les informations offertes par le cadranier.

De nombreux cadrans peuvent être visités sur le site de J. Pakhomoff
Des études sont également à disposition ici
Enfin rappelons que des articles de J. Pakhomoff sont à lire dans les Cadran Info n° 1, 3, 11, 23 et 24.

MAURICE KIEFFER : Cadran sans style à cent clous

Cadran à aiguilles 8h

Cadran horizontal, il est 8h

Inspiré par les œuvres de Günther Uecker, artiste allemand renommé principalement pour avoir travaillé avec des clous qu’il fixe sur des panneaux ou ses sculptures, M. Kieffer explique la réalisation d’un cadran solaire horizontal et d’un cadran polaire, sans style. Les lignes horaires sont en clous, alignés et inclinés suivant l’angle horaire recherché. L’heure se lit lorsque l’ombre est dans le plan d’une ligne de clous.
Cadrans à aiguilles 2

Cadran polaire, il est 12h et les ombres convergent vers l’heure solaire

Le plus difficile est l’implantation des clous. M. Kieffer a réalisé des « avant-trous » avec une petite perceuse et une cale assurant la bonne inclinaison. Les clous ont été plantés ensuite.
Les explications techniques sur les angles et inclinaisons sont données dans Cadran-Info n° 26 d’octobre et ne sont pas reprises ici.

PIERRE JUILLOT : Les cadrans canoniaux témoins de la société médiévale (ou le Web du Moyen-Âge)

En prenant comme fil rouge quelques cadrans canoniaux d’Alsace, P. Juillot s’intéresse à des marques lapidaires et à des unités de mesures qui jouxtent ces cadrans sur des murs Sud d’édifices religieux médiévaux.
Il tente d’analyser ces témoignages à la lumière de l’évolution urbaine du pouvoir économique et politique.

DENIS SCHNEIDER : Dispersion des cadrans canoniaux français

Denis Schneider fait le point sur leur répartition telle qu’elle apparaît fin 2010. Parmi les 1500 environ de l’inventaire, on en dénombre beaucoup en Touraine, dans les Charentes, en Languedoc, en Haute-Provence et très peu en Bretagne, en Haute-Provence méridionale, en Gascogne, dans le pays toulousain, en Savoie et dans les Alpes. Les départements qui en sont dépourvus sont : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ariège, Corse Nord et Sud, Doubs, Haute-Garonne, Jura, Loire-Atlantique, Mayenne, Haute-Savoie, Tarn-et-Garonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.
L’auteur compare la carte des canoniaux français avec celles des abbayes de l’an Mil, de l’« Atlas de la France romane », de l’implantation des édifices clunisiens ou franciscains et des abbayes bénédictines en s’aidant aussi de l’éclairage d’études régionales approfondies. Il convient aussi de dépasser la séparation des styles roman et gothique pour élargir l’étude aux édifices médiévaux. On ne retrouve pas de corrélation entre aucune de ces cartes et celle des canoniaux. La difficulté est accrue par le fait que les cartes sont tantôt le reflet de l’état actuel des édifices, tantôt le souvenir de leur ancienne existence.
Il ne semble pas que l’absence ou la rareté des canoniaux soit liée au manque de recherche des chasseurs de cadrans même si cela demande confirmation. Sans doute certains matériaux se prêtent-ils mieux que d’autres à la gravure des canoniaux, d’autres mieux à leur conservation. Plus sûrement, des destructions d’origines diverses au cours de l’histoire peuvent expliquer la dispersion actuelle, là où l’obligation de l’Office divin devait aboutir à une couverture homogène du territoire. Au rythme d’une centaine de canoniaux découverts par an, l’enquête sera à reprendre d’ici quelques années.
Un article est prévu dans Cadran Info n° 27 de mai 2013

FRANCIS ZIEGELTRUM : Une horloge hélio-caustique de temps moyen ?

Peut-on utiliser le faisceau de lumière engendré par une boule en verre éclairée par le Soleil pour indiquer l’heure locale sur un écran plan ?
Ce faisceau de lumière est produit par les rayons parallèles du Soleil se concentrant suivant une figure géométrique que l’on nomme caustique. On peut la découvrir dans sa tasse de café. Les caustiques, phénomènes purement optiques, ont été étudiées dès le XVIIe par tous les éminents mathématiciens contribuant à leur progressive mise en équation, mais aujourd’hui encore, beaucoup reste à faire.
L’application à la gnomonique était inéluctable : puisque la caustique d’une boule de verre suit exactement le mouvement apparent du Soleil il semblait facile de réaliser une horloge solaire ou plutôt une horloge hélio-caustique. D’ailleurs dès le XVIIème Jacques Ozanam a imaginé d’utiliser la chaleur produite par la pointe de la caustique pour chauffer des lames de métal placées autour d’une boule en verre pour permettre à un aveugle de connaitre l’heure solaire.
Quelques gnomonistes contemporains ont réalisé des horloges hélio-caustiques en utilisant la pointe de la caustique pour indiquer l’heure solaire ou même l’heure légale sur des écrans incurvés. Mais aucun n’a eu l’idée de se servir de la partie centrale de la caustique appelée nappe sagittale qui rend alors possible l’utilisation d’un écran plat portant les courbes en huit. L’horloge hélio-caustique de temps moyen à écran plat existe maintenant dans sa forme théorique mais sa mise en pratique nécessite l’utilisation de verre résistant à 800°C, matériau difficile à trouver dans le commerce.

JOÊL ROBIC : Ré-Créations gnomoniques

J. Robic s’est posé la question de l’intégration des tracés gnomoniques dans l’ornementation d’un cadran solaire. C’est ainsi qu’il nous présente : une araignée, des bateaux à voile, une palette de peintre, un poulailler, un volcan, un sablier.

YVON MASSE : Programme TriSph

La trigonométrie sphérique fait partie des outils mathématiques de base de la gnomonique. Elle étudie les propriétés des triangles tracés sur une sphère (triangles sphériques) sur lesquels on peut mesurer 6 paramètres : 3 côtés et 3 angles.
La trigonométrie sphérique démontre que la connaissance de 3 paramètres quelconques, côtés ou angles, permet de calculer les 3 autres. Le logiciel TriSph est téléchargeable sur le site d’Y. Masse (fichier d’installation de 426 Ko). Il ne fonctionne pas sur Mac.

FRANCIS REYMANN : Un astrolabe solaire

L’astrolabe solaire comporte déjà un cadran d’horloge. Il est tout à fait habituel. Les heures de nuit sont soulignées par un bandeau bleu foncé, couleur caractéristique de la nuit.
A l’intérieur du cadran, l’équipage mobile horaire. Il s’agit bien sûr d’aiguilles mais celles-ci sont solidaires d’un disque. Ce disque comporte un tracé caractéristique d’un lieu sur terre, ici l’horizon, les courbes d’équi-hauteurs du lieu (almucantaras), y compris sous l’horizon (crépuscules), les azimut, le méridien du lieu. En fait sur cette réalisation particulière, ces courbes sont représentées pour deux lieux séparés de la terre: Verdun en Meuse et Yaoundé au Cameroun.
On aura compris que l’appareil est basé sur le principe de la projection stéréographique si importante pour le tracé des astrolabes (d’où son appellation un peu prétentieuse), mais cet objet est avant tout une œuvre de cœur. Utilisable pour un lieu unique, il donne ici simultanément la position du soleil dans le ciel pour deux endroits du globe. Ainsi lorsque l’appareil est à Verdun on lira avec curiosité la position du soleil à Yaounde et inversement.

Dimanche 14 octobre

Atelier « inventaire cadrans solaires ».
Celui-ci avait trois objectifs :

  • Analyser un cadran
  • Comprendre les définitions du catalogue
  • Documenter une fiche descriptive

A l’issue de cette présentation il a été décidé de réaliser un guide du chasseur de cadrans solaires. Celui-ci sera diffusé aux membres courant décembre 2012.

Publié dans Actualité, Compte rendu réunion | Laisser un commentaire

Cadran solaire Flammarion à rétrogradation

Cadran solaire Flammarion à rétrogradation

Démonstration de M. Delmotte, ingénieur E.C.P à Cambrai (Nord). Celle-ci est parue dans l’astronomie de 123

-
Article paru dans la revue l’ASTRONOMIE de 1923, pp. 408 à 409.

Réservé aux membres de la SAF

Il est possible de se procurer un document mis à disposition antérieurement, pour cela faire la demande auprès du secrétariat de la SAF ou directement au président de la Commission des Cadrans Solaires (contact).

Publications antérieures :

Pour tous

Revenez régulièrement dans la rubrique Article du mois pour profiter de nos nouvelles gnomoniques !

Publié dans Article du mois | Commentaires fermés