Réunion d’automne des «cadrans solaires»

Après le WE gnomonique des 17 et 18 mai à Avignon, la réunion d’octobre de la Commission des Cadrans Solaires s’est tenue ces samedi et dimanche 4-5 octobre 2014 à 9h, salle Atrium, 3 Parvis Robert Schuman, 92370 Chaville (près de Paris).
Au programme :

  • Le samedi 4: conférences de 9h à 18h à l’Atrium de Chaville.
  • Le dimanche 5 : promenade astronomique dans le quartier Montmartre à Paris.

La prochaine réunion se tiendra les 2 et 3 mai à Grenoble.

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L’Astronomie n°76 d’octobre

Nous avons noté pour les gnomonistes :

  • Les cadrans canoniaux par Denis Schneider (suite du n° 71 d’avril).
  • Grimaldi, diffraction de la lumière.
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CR de la réunion des 17 et 18 mai 2014 en Avignon

Un CR détaillé avec photographies est adressé aux membres

Vie de la commission

Philippe Sauvageot, président de la CCS présente les activités de la commission et les documents ou études mis à la disposition des membres.

Nouveautés

  • de François Bocqueraz : DVD, « Les cadrans de Paris, itinéraire d’un curieux », environ 300 pages, préface de D. Savoie, un tableau récapitulatif (type des cadrans, lieux, accès…). Disponible sur commande au secrétariat de la SAF.
  • de Miguel Gardcia Arrando : CD, « inventaire des cadrans solaires de Mallorca » représentant plus de 200 pages en pdf. Prix, 18€ plus frais d’envoi, soit 22 Euros. A commander à l’auteur.
  • de Guy Gandon : Livre de 155 pages « Découvertes scientifiques sans précédents du monde antique ». A commander à l’auteur
  • de D. Savoie avec D. Collin, P. Gagnaire et M. Ugon Livre en préparation : « Recherches sur les cadrans solaires », histoire de la gnomonique de l’antiquité à nos jours, synthèse de l’état des connaissances et des découvertes de ces dix dernières années.

Présentations

Jean-Paul CORNEC : un scaphé dans un village gaulois

J.P Cornec nous présente la création d’un cadran solaire dans un village gaulois reconstitué à Pleumeur-Bodou.

« Il s’agit d’un lieu de distraction et de culture. Le dernier bâtiment mis en place comporte une parois en « portion de scaphé ». D’un rayon de 6 m, cette « table » permet d’indiquer l’heure vraie environ 3 h de part et d’autre du midi solaire. L’image du soleil est projetée par un œilleton de 5 cm de diamètre, situé à 7 m de hauteur. Le « Couloir du temps » présente une histoire des cadrans solaires. Une collection de différents cadrans donne aux visiteurs une idée de l’évolution de l’indication de l’écoulement quotidien du temps. »

Enfin, Jean-Paul nous présente la finalisation de son cadran-vitrail qu’il a installé dans son jardin.

Serge GREGORI : Photos de cadrans

Serge nous a présenté une série de photographies de cadrans solaires réalisées lors de ses nombreux voyages en Italie. Rappelons que notre dernier inventaire (Octobre 2013) comporte 7500 cadrans de ce pays, le classant premier de l’inventaire des cadrans étrangers.

Pierre Juilliot : Cadrans de Strasbourg

Pierre nous présente quatre cadrans célèbres de la cathédrale de Strasbourg revisités par lui-même et Jean-Marie Poncelet.

«  A Strasbourg, l’œuvre Notre-Dame est une fondation de la ville crée au XIIIe siècle pour récolter et gérer les dons et legs destinés à financer la construction de la cathédrale et par la suite son entretien.
La fragilité du grès vosgien, la pollution urbaine des derniers siècles l’obligent à restaurer continuellement les pierres de la cathédrale en respectant et en conservant les traces de l’histoire qui s’y trouvent. En 2013, elle a entrepris un programme de la restauration du transept sud. Cette partie de la cathédrale comporte huit cadrans solaires ou méridiennes, dont quatre sur la partie concernée par les travaux à venir. Avant le démarrage de ces travaux par la Fondation de l’œuvre Notre-Dame, l’architecte en Chef des Monuments Historiques nous a commandé une étude des paramètres gnomoniques (angles tabulaires des lignes horaires, angles des styles droits et polaires) de ces quatre cadrans solaires.
Nous avons bénéficié de la mise en place d’échafaudages sur le transept sud, et ainsi eu l’opportunité exceptionnelle d’être en contact intime avec les pierres de la façade. Nous avons pu ainsi mesurer directement les caractéristiques géométriques des styles et des lignes tabulaires, puis les comparer aux valeurs attendues.
Outre l’étude gnomonique de ces cadrans, nous nous sommes penchés sur les origines géographiques et historiques de l’orientation inhabituelle de la cathédrale N.D. laquelle conduit à une importante déclinaison gnomonique du mur du transept sud, déclinaison que nous avons mesurée. Nous concluons que ces cadrans ont été tracés avec une précision étonnante pour l’époque, vu les moyens dont disposaient alors leurs concepteurs. »

Maurice Kieffer : Nouveau cadran à BERRWILLER

Maurice nous fait vivre la réalisation d’un cadran pour le village de Berrwiller (1200 habitants) où « l’union a fait la force » : La confrérie du Chaudron de Berrwiller et des gnomonistes. Le 14 janvier est présenté un projet pour habiller un parking. Le 21 janvier des maquettes sont exposées, le choix est fait, la presse est avertie. « Il sera beau et grand ». L’inauguration aura lieu le samedi 24 Mai à 15 h 32 (heure solaire).

Michel Lambalieu : cadrans en Avignon

En préparation de la visite du soir, Michel nous présente deux cadrans de la ville. Le cadran du rocher des Doms devait être initialement un simple cadran horizontal. Son diamètre total devait atteindre les 28 m, pour une décoration de 34 m de longueur. Mais le projet n’a pas plu. C’est donc un cadran analemmatique qui a été réalisé. Le plan final est signé G.  Bonnet du 22 juin 1930. Le cadran situé dans la cour du Palais des Roures.

Francis Reymann : Levers et Couchers de Soleil

L’objectif des travaux de Francis était de mettre au point un tracé pour déterminer les heures de Levers et de Couchers du Soleil quelle que soit la date et quel que soit le lieu sur Terre. Il nous présente les formules utilisées, ses calculs sous Excel et les tracés progressifs lui permettant de réaliser un prototype.
Les hypothèses retenues ont été :

  • Pas de prise en compte des variations de déclinaisons dans les cycles de 4 ans, 100 ans, 400 ans.
  • Alignements géométriques du centre du Soleil
  • Pas de réfraction de la lumière dans l’atmosphère
  • Les latitudes à l’intérieur du cercle horaire sont limitées aux cercles polaires (passage d’un jour nul à un jour de 24 heures).

Francis propose de donner le nom de Diurlabe à son prototype. Les explications et les dessins seront présentés dans le prochain numéro de notre revue. Ils permettront à tout un chacun de créer son Diurlabe.

Denis Schneider : Pierre de Cruis et autres cadrans

Denis Schneider nous reparle « du cadran canonial historié de la pierre de Cruis (04) après avoir fait appel à deux spécialistes du bestiaire médiéval (Jacqueline Leclercq-Marx et Rémy Cordonnier).
Il corrige les erreurs d’interprétation précédentes (quant aux végétaux surtout) et apporte des éclairages nouveaux, à partir de sources littéraires notamment une quant au basilic quadrupède, sur l’interprétation de la pierre selon la nature positive ou négative qu’on peut prêter au lion et sur deux manières différentes d’associer les figures en fonction d’axes de symétrie haut/bas ou gauche/droite.
La prudence reste de mise face à cet exemplaire unique.
Il fait ensuite le point sur une enquête à propos de deux énigmes que pose le cadran polyédrique du Mont Sainte Odile (67), l’une sur le nom d’une ville suisse lue Surrente (non élucidée) et l’autre, en cours, sur l’identification d’une écriture concernant les heures de Ninive.
Il présente enfin la photo récemment prise par les services de la DRAC du Limousin du cadran canonial de la tour de la cathédrale de Tulle (19) qui qui révèle une restauration du XIXe trop nette et non des lignes peintes comme on l’avait cru.

Joseph Theubet : Flammarion miroir à deux faces

« Camille Flammarion (1842 – 1925) est considéré comme le premier vulgarisateur des sciences et particulièrement de l’astronomie. Sa notoriété a débuté avec La pluralité des mondes habités. Son ouvrage fondamental, L’Astronomie populaire (1880) a connu un nombre impressionnant de rééditions. La dernière date de 1955 et a été complètement remaniée par sa deuxième épouse, Gabrielle Flammarion et par l’astrophysicien André Danjon.
Parallèlement à cette activité, il s’engage à fond dans la parapsychologie avec le spiritisme, la médiumnité et la fantomologie. De nombreuses publications confirment son intérêt comme notamment L’inconnu et les problèmes psychiques, Les forces naturelles inconnues et un ouvrage en trois volumes La Mort est son Mystère publié après le choc de la Grande Guerre.
Comment Camille Flammarion, qui se considère comme un scientifique rigoriste, arrive-t-il à justifier une doctrine aussi subjective que le spiritisme ? La deuxième moitié du XIXe a découvert maintes forces naturelles jusque-là inconnues, et pour lui, la parapsychologie en faisait partie. Il a voulu accumuler suffisamment de faits afin de prouver en dernier ressort qu’il s’agissait d’une nouvelle science.
En conclusion, C. Flammarion, un miroir à deux faces? La réponse est évidente: oui et non!

Michel Ugon : Enigme de 1695

Après la description d’un cadran de 1695, Michel nous fait part de ses recherches et de celles de Paul Gagnaire concernant le nom d’un lieu : « Fontenetin » (24°) ??? et sur le propriétaire dont le blason figure également sur la table. Malgré des calculs sur la détermination du lieu d’origine du cadran (les Ardennes) et des voyages dans la région, le mystère reste entier.
C’est après notre réunion que le voile se lève. « Comment aurait-on pu imaginer qu’assistait dans la salle le mari d’une représentante de la famille blasonnée « accompagnée de trois roses! » que nous cherchons vainement depuis plusieurs années avec Paul Gagnaire ?

Le circuit découverte cadrans du week-end a concerné les villes d’Avigon et de Capentras.

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Trois livres en préparation

Traité du nocturlabe

Traité nocturlabeBernard Baudoux publiera en ce début d’automne, un traité du nocturlabe. Le livre d’environ 125 pages de format B4 abordera l’histoire, le fonctionnement, la construction et un inventaire (une première à notre connaissance). Edité par l’auteur.

Recherches sur les cadrans solaires

En 240 pages avec illustrations en couleur, Denis Savoie, analyse en détail le fonctionnement de quelques cadrans solaires remarquables du monde entier, de l’Antiquité jusqu’au début du XXIe siècle. Publié aux éditions Brepols.

Les cadrans et méridiennes disparus de Paris

Cadrans et méridiennes disparues de ParisPar François Boqueraz. Livre numérique de 290 pages.
Sur un parcours des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, nous recréons ces cadrans ou autre méridienne disparus. Le passé et le présent sont mêlés. L’originalité et l’intérêt de l’ouvrage est le déchiffrage que l’auteur nous apporte des symboles et des messages parfois encore gravé dans la pierre ou le verre. A acheter auprès de l’auteur.

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